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Le premier acte qui mentionne un étang à Frasne est un traité conclu en septembre 1242 entre Jean de Chalon l'Antlque et son fils Hugues, comte de Bourgogne, d'une part, et l'abbaye de Mont-Sainte-Marie, d'autre part. Dans cet acte, les Chalon abandonnent tous les droits qu'ils avaient sur les moulins, terres, prés, eaux, etc., acquis par l'abbaye sur les territoires de Frasne, Cessay (aujourd'hui lieu-dit du territoire de Frasne) et Salins (dans le Jura). En outre il est convenu que l'étang du moulin de Chirel sera en ban de sorte que personne ne pourra y pêcher si ce n'est le seigneur ou les personnes qui auront l'autorisation des abbé et couvent. |
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Chirel est le nom d'un ancien moulin qui était placé en aval
d'un des étangs de Frasne. |
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L'étang de Frasne,
qui s'étend sur près de deux kilomètres de long et sur 600 mètres à l'endroit
le plus large, occupait, d'après l'état des sections de 1824, une superficie
de 62 ha 78 a 20 ca. A l'époque médiévale cet étang était parfois plus
étendu comme en témoigne le débat soulevé à propos du lieu-dit "Queue
de l'Etang" (encore appelé Queue Magnin) qui est aujourd'hui hors
d'eau. Ce débat concernait un droit de pâturage sur les terres mises à
sec lors de la vidange partielle de l'étang et opposait les habitants
de Frasne aux Chalon Arlay. La vidange de l'étang avait été rendue possible
grâce à la construction d'une chaussée, élévation de terre qui permet
de retenir l'eau d'un étang et d'en régler le niveau. Dès 1311, dans le
titre des cinq sceaux, les Chalon Arlay s'étaient engagés à entretenir
les "chaucies" à leurs propres frais. Pour assurer l'entretien
ou la réparation de la chaussée de l'étang, les officiers généraux de
la maison de Chalon amodièrent l'étang aux plus offrants et sous certaines
conditions. Ces amodiations commencèrent au XVIIe siècle et étaient aussi
dictées par le fait que les successeurs des Chalon Arlay ne résidaient
plus dans la région à cette époque.
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L'étang de Frasne a connu diverses appellations : Étang Carrez, du nom de son actuel propriétaire qui l'acheta en 1965 ; Grand Étang ; "estang viez de Fraigne"... D'après les documents anciens, le territoire de Frasne comportait au moins quatre places d'étangs, toutes situées en aval du grand étang de Frasne et le long du Noirbief, un petit affluent du Drugeon. |
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Actuellement, en plus du grand étang naturel, il existe deux étangs artificiels communaux. Le premier a été créé en 1961 sur une partie du lieu-dit Les Vaudins et occupe une superficie de 17 hectares. Il porte le nom d'Étang Lucien en souvenir de Lucien Renaud qui en fut l'instigateur. Cette idée n'était pas nouvelle puisque dès le XVIe siècle certains manuscrits parlent de l"'estang viez" et de l"'estang neufz". Au XIXe siècle, Victor Joseph Loiseau, ancien maire de Frasne entre 1808 et 1814, remarquait "l'existance d'un étang qui existait là où sont les marais des Vaudins ; sa chaussée était celle appellée aujourd'hui (= en 1837) la Vieille Chaussée (un peu en amont du moulin de l'Otteau). Cet étang ne tenait pas l'eau attendu qu'elle se perdait dans les entonnoirs qui sont dans le communal de Gû, particulièrement dans la partie des Vaudins le plus à saônoise sous ma propriété des Vaudins". |
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Quant au second étang, il est situé en aval de l'ancien moulin du Lotaud, démoli par un incendie le 31 décembre 1973, et porte le nom d'Étang du Moulin. Une digue, construite à l'emplacement d'un ancien chemin, a permis d'inonder sept hectares de terrain au lieu-dit "Sur les Moulins". La première mise en eau de cet étang, qui avait été faite au printemps 1979, se révéla catastrophique à cause de la pollution occasionnée par les égouts de la station d'épuration toute proche. Ce n'est qu'au cours de l'année 1987 que furent terminés les travaux d'assainissement et de construction du vannage de ce nouvel étang qui fut ouvert à la pêche en juin 1989. Dans les deux étangs communaux de Frasne, les adeptes de la pêche à la ligne peuvent trouver des carpes, des gardons, des rotengles, des goujons, des perches et des brochets. |
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